1964 – 2009 : 45 ans nous séparent…

2 mars 2010 par lui-meme@louiscloutier.ca Pas de commentaires »

Un de mes meilleurs amis m’a transmit ce texte et j’ai décidé de le partager avec vous. Seulement 45 ans d’écart entre 1964 et 2009 et tout un monde de différence…

Le fait :
Michel apporte son couteau à l’école car il ira dans la forêt après la classe.
Il montre son couteau à Jean et lui dit qu’il pense se fabriquer un lance-pierre.

En 1964 
Le directeur voit son couteau et lui demande où il l’a acheté pour aller s’en acheter un pareil.

En 2009
L’école ferme, on appelle la POLICE, on emmène Michel en préventive. TVA monte le cas en épingleaux informations, en direct  puis  la porte de l’école.

Le fait :
Tu fais une bêtise en classe.

En 1964
Le prof t’en sacre deux derrière la tête. En arrivant chez toi, ton père t’en sacre deux autres.

En  2009
Le prof te demande pardon. Ton père te demande pardon et t’achète une moto.

Le fait :
Daniel et Marc se disputent et se flanquent quelques coups de poing après la classe…

En 1964
Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.

En 2009
L’école ferme. TVA souligne la violence scolaire, le Journal de Montréal en fait sa première page et en consacre 2 autres à « l’affaire ».

Le fait :
Eric vole un paquet de gomme à l’épicerie du quartier ; son père lui administre une correction et lui fait comprendre les choses.

En 1964
Eric ne volera plus, grandit normalement, fait des études, va à l’université et devient un excellent homme d’affaire.

En 2009
La police arrête le père d’Eric pour maltraitance sur un mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa soeur, que son père abusait d’elle et on le met en prison.

Le fait :
À la course à pied, Jean se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.

En 1964
En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.

En 2009
Jocelyne est accusée de perversion sur mineur, se retrouve au chômage et est condamnée à 3 ans de prison. Jean fait thérapie sur thérapie pendant 5 ans. Ses parents réclament des dommages et intérêts à l’école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof au chômage et endettée, se suicide.

Au cœur du monstre…

26 janvier 2010 par lui-meme@louiscloutier.ca 1 commentaire »

Je suis un travailleur de l’Internet. En bref, je gagne ma croûte en réalisant des applications et des sites Internet. J’y suis tellement, que j’ai rarement l’occasion de lever la tête et de constater combien le « ouèbe » prend de la place dans le quotidien. Je viens tout juste de découvrir que tous peuvent désormais diffuser en direct sur le Net. Avec un cellulaire, avec une webcam. On ouvre un compte sur uStream.tv et le tour est joué.

On dirait que tout converge vers la toile. Les journaux traditionnels en « arrache », les annonceurs ne savent plus ou donner de la tête pour obtenir des résultats. Les réseaux sociaux se multiplient et Facebook est en explosion partout (sauf en Chine peut-être?) La parole est à nous, la parole est au peuple. L’objectif : le partage. Dire que le taux de pénétration d’Internet est moins de 20 % au point de vu mondial. (voir www.internetworldstats.com )

J’ai aussi une forte impression que nos dirigeants, et particulièrement le monde des affaires, ne participent pas au défilé et que certain manquerons le bateau. Nous pouvons tous constater qu’il se prépare de grands changements. Pour les curieux et les « tripeux technos» c’est Disney Land chaque jour. Je me sens souvent comme un gamin chez un marchand de bonbons.

Est-ce que le « Ouèbe » est le moteur d’un changement profond ou s’il agit comme masque de bien paraître à notre identité d’internaute? La démocratisation des échanges d’idées ne devrait-elle pas changer nos gestes au quotidien?

J’ai vu naître Internet, j’ai vu évoluer l’informatique au cours des 25 dernières années, j’ai utilisé un Apple IIe et des disquettes de 5 pouces et quart. Avons-nous changé? Changerons-nous? La véritable nature du partage est-elle réelle? Ces grands changements sont-ils porteurs d’un changement dans la nature humaine?

Une réflexion…

20 janvier 2010 par lui-meme@louiscloutier.ca 4 commentaires »

Les « Tireux de couvarte »

Pas besoin de regarder longtemps RDI pour s’imaginer toute l’horreur de la tragédie d’Haïti… je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me met dans un état de grande gratitude face à tout ce que j’ai et de toute l’abondance et la sécurité dans lesquelles nous vivons. C’est notre altruisme et notre générosité qui sont maintenant sollicitées. Le sommes-nous vraiment ?

Vous avez sans doute déjà fait du bénévolat ou encore été membre d’un club sportif ou de loisir. J’ai vécu plusieurs expériences de club et j’aimerais partager une de mes lectures qui m’a fait réfléchir.

«Les recherches réalisées par Ernst Fehr ont montré que si l’on place un groupe de personnes dans une situation dans laquelle la confiance réciproque joue un rôle important–un jeu associé à des retombées financières par exemple–environ 80 % des participants commencent par coopérer loyalement les uns avec les autres.

Mais, dans un groupe, il y a toujours un certain nombre d’égoïstes invétérés. À mesure que ces derniers profitent de toutes les occasions pour prendre l’avantage au détriment des autres membres du groupe, les altruistes finissent par se lasser et le taux de coopération chute à 10 %.

En revanche, si les altruistes sont disposés à établir un système de « punition altruiste »–pour reprendre les termes d’Ernst Fehr–grâce auquel les transgressions des égoïstes sont pénalisées, le taux de coopération passe de 80 % à quasiment 100 %.

Dans le premier cas, les égoïstes ont détourné à leur profit momentané la dynamique du groupe, comme ce fut le cas par exemple lors de la récente crise financière. Dans le deuxième cas, les altruistes ont réussi non pas à corriger les égoïstes–ce qui malheureusement semble être une entreprise utopique—mais à établir un système tel que les égoïstes aient intérêt à se comporter comme s’ils étaient altruistes.

La leçon est donc que ce sont les altruistes éclairés qui doivent établir les règles de fonctionnement du groupe, de la société et des institutions politiques et économiques.»

Vous pouvez dénoncer les « Tireux de couvarte ». Faites-le, c’est pour un monde meilleur…